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Chrétienté romaine contre chrétienté druido-odinique

Selon les travaux de Maurice Guignard, la Bible guanche dite lydienne remonterait à l’Atlantide et à Hyperborée. Les enseignements spirituels protohistoriques de l’humanité ont donc une source unique. Ils ne se résument pas à un livre unique mais constitue un gigantesque corpus spirituel presque entièrement oublié aujourd’hui. La Bible contemporaine est un livre unique, faible reflet de réinterprétations des enseignements originels. On trouve cependant des corpus plus élargis d’une partie de ces enseignements dans le Taïsho chinois qui représente, en volume, 500 fois la Bible judéo-chrétienne. On peut affirmer, par ailleurs, que l’équivalent de la bibliothèque d’Alexandrie détruite au début de notre ère, a son équivalent en transcriptions tibétaines. Cela est peu connu des occidentaux, mais le Tibet a été le refuge de l’ancienne tradition, chose que les tibétains ignorent eux-mêmes. Ajoutons à cela que nombre de bibliothèques gauloises relatant ces enseignements multimillénaires ont été cachées pour échapper à la destruction lors des invasions romaines.

 

Saint Augustin : la chrétienté protohistorique du Christ atlante

Honoré d’URFÉ, dans son ouvrage « L’Astrée », (éd. Toussaint du Bray ; Paris, 1612) rapporte que le berbère Saint-Augustin était un druide. Il adorait Teutatès et pratiquait la religion des druides à Hippone. Nous savons qu’il fut manichéen avant d’être récupéré par le courant romain du Christianisme. Saint-Augustin parlait avec conviction de l’existence de l’Atlantide tout comme Lactance et Tertullien, deux autres Berbères. Paul Bouchet a donné une citation pertinente de Saint-Augustin :

« Ce qu’on appelle aujourd’hui religion chrétienne existait chez les anciens et n’a jamais cessé d’exister, depuis l’origine du genre humain, jusqu’à ce que, le Christ lui-même étant venu, l’on ait commencé d’appeler « chrétienne » la vraie religion qui existait déjà auparavant chez les anciens ». De toute évidence, il s’agit de la religion protohistorique du Christ atlante. Selon Saint-Augustin, les « sages gaulois », donc les celtes antérieurs au Christ historique, furent au nombre de ceux qui avaient reconnu « le Dieu suprême et véritable comme l’Auteur de la Création, la Lumière de la Connaissance » (La Cité de Dieu, VIII, 9). C’est un élément montrant sa filiation druidique.

Deux conceptions de la Chrétienté

Le druido-odinisme accueille en son sein le Christ, procédant à un syncrétisme christo-odinique. Il garde ainsi les liens avec la tradition des origines du Christ atlante ou du Christ blanc, Odin.

Le judéo-christianisme romain va imposer une rupture totale avec la tradition des origines. S’ensuivra une guerre acharnée pour détruire toute trace des traditions celtes, druidiques et odiniques.

Dans la guerre qui opposera les deux camps, le Christo-Judaïsme sera détenteur du pouvoir temporel romain et le christo-odinisme sera détenteur du pouvoir spirituel druido-odinique.

 

Evangiles gothiques

Maurice-Erwin GUIGNARD écrit dans « Comment j’ai déchiffré la langue étrusque » :

« Chez les Lydiens, Jésus était appelé « le législateur » (lög-mathr) et son évangile était appelé « livre du législateur » (lög-math-bók). Plus tard, ses apôtres rédigèrent la « biographie du législateur » (lög-math-aevi) dont une version fut écrite en gothique. Dans la suite, l’évêque lydien Ulfila (úlf-il = pied de loup) en rapporta une nouvelle version à ses cousins Goths. Les traductions grecque et araméenne sont postérieures ».

 

Extraits Morphéus n°87 mai / juin 2018