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Le paradoxe Elon Musk

L’entrepreneur américain, qui a fondé Tesla, a alerté les politiques américains sur la nécessité de réguler l’intelligence artificielle à sa manière.

L’intelligence artificielle pourrait-elle menacer l’homme ? Lors d’une réunion de l’association des gouverneurs américains, organisée en juillet 2017, Elon Musk, le fondateur de Tesla et de Space X, a plaidé pour des mesures de sécurité face à la menace potentielle de l’intelligence artificielle. Elon Musk : « Je travaille sur des formes très avancées d’intelligence artificielle, et je pense qu’on devrait tous s’inquiéter de ses progrès ».

Un remède pire que le mal

Elon Musk propose de contrôler l’intelligence artificielle par des interfaces homme/machine.

Il s’agit d’aider le cerveau humain à rester à niveau avec les robots. Avec l’aide d’implants cérébraux, qui seraient directement liés aux ordinateurs, les humains pourraient être en mesure d’améliorer leur fonction cérébrale, ou même, un jour, télécharger leurs pensées ou la pensée des autres. Par ailleurs, Elon Musk a déjà dit que son désir de coloniser Mars est, en partie, « un plan de secours » si l’intelligence artificielle prend le dessus sur Terre.

En somme après avoir ouvert la boîte de Pandore, Elon Musk ne propose en rien de la refermer. Il propose simplement de se brancher sur tout ce qui en sort afin de tenter de le contrôler. Pour y parvenir une seule solution toute trouvée : le transhumanisme. L’être humain devenu cyborg pourra peut-être contrôler en partie l’intelligence artificielle. En cas d’échec, il colonisera Mars pour échapper à l’IA terrestre.

Elon Musk est un milliardaire fou, devenu schizophrène. Ses pensées lui appartiennent-elles vraiment ? Est-il sous contrôle mental ? Son psychisme semble être cybernétisé, sous contrôle psychotronique d’une intelligence artificielle qu’il a contribué lui-même à développer.

Morphéus n° 88, juillet-août 2018