Nous avons toujours soupçonné qu’il existait un Coran A originel enseigné durant quelques siècles. Certains Musulmans ont coutume de l’appeler « Livre Mère ». Le Coran B actuel diffusé mondialement ne constitue pas l’enseignement d’origine. Cette modification des textes sacrés s’applique également à la Bible, dont l’originelle en langue guanche (Bible A) a été modifiée pour nous donner une Bible B en hébreu. Cette règle de transformation s’applique également aux sutra bouddhistes. Par exemple, le saddharma pundarika sutra (sutra B) dans sa version actuelle ne correspond plus à sa version d’origine (sutra A). Quel est le point commun de toutes ces réformes des livres sacrés ? La suppression de tous les caractères sacrés féminins est une constante. La déesse Gwanyin deviendra le boddhisatva Kannon au Japon, la déesse Mikil deviendra Saint Michel en France, Dâmana la vierge des oracles deviendra « Daimôn », Iss-ma-elja puissante vierge de la glace donnera Ismaël, etc. La liste de toutes ces masculinisations des caractères féminins reste encore à établir dans chaque tradition religieuse. Mais déjà suffisamment d’éléments permettent de comprendre qu’une réforme patriarcale fut à l’œuvre. « Santa » (sainte), par anagramme dévoyé « satan », ou la Daimôn de l’oracle, procèdent d’une inversion patriarcale visant à détruire l’ordre matriarcal des origines, pour s’y substituer.

                Se tiendront ensuite de grands débats théologiques masculins afin de savoir si la femme est un démon, si elle a une âme, si elle peut prétendre à l’illumination, si elle est impure par définition, etc… Tant le Christ que Mahomet tenteront de mettre un frein à la diabolisation du féminin sacré de la tradition primordiale. Mais l’inversion patriarcale finira par toucher le cœur de la Chrétienté et du Mahométisme. Ces épisodes de notre histoire religieuse terrestre ont encore un impact marqué sur la sociologie modernes et tout particulièrement dans l’Islam d’aujourd’hui.

Des conquêtes impossibles

                Un Arabe survint, connu seulement sous son surnom Mouhammad (le loué) : Mahomet. En 622, il quitta La Mecque pour Médine, puis prépara son retour dans la ville sainte arabe, où il rentra en 630 ; il mourut deux ans plus tard.

                Suivant ses enseignements, les mouslim (ceux qui se soumettent) se constituèrent en une armée puissante et déclenchèrent une série d’invasions qui leur donna la maîtrise de la moitié du monde d’alors. En 635, les Musulmans dominaient la Syrie, en 639 la Palestine, en 641 la Mésopotamie, en 642 l’Egypte, en 643 la Perse, en 647 la Tripolitaine, en 649 Chypre, en 664 le Pendjab, en 701 l’Afrique du Nord, en 713 la Péninsule Ibérique.

                En 720, les Arabes prirent Narbonne, arrivèrent devant Autun en 725 mais, le 25 octobre 732, furent défaits au nord de Poitiers par le Franc Charles Martel ; à l’ouest, la conquête arabe se stabilisa au sud des Pyrénées. Elle était arrêtée devant Constantinople depuis 717 mais sa progression vers l’Asie centrale se poursuivait.

                Selon l’historien Ignacio Olagüe, l’Arabie d’où partirent les conquêtes était aussi désertique qu’ aujourd’hui. Sa population était réduite et constituée presque exclusivement de nomades. Le khalif pouvait disposer de quelques dizaines de milliers d’hommes tout au plus pour conquérir le monde. Ces conquêtes impliquaient l’annexion de dizaines de milliers de villes dont certaines dépassaient 600 000 habitants. Ajoutons que le nombre global des armées auxquelles furent confrontées les conquérants musulmans est estimé à 10 millions d’hommes sur tout l’Empire. Notons par ailleurs la fulgurance des conquêtes. La Palestine, l’Egypte, la Mésopotamie, la Perse sont chacune conquise en 12 mois ou moins. Or, après avoir vaincu 1 million d’ennemis, les 25 000 nomades venus d’Arabie vont continuer leurs conquêtes vers l’Asie et l’Afrique du Nord jusqu’en Espagne. Ils vont voler de victoire en victoire à 3000 km de leur base. N’importe quel stratège militaire ou homme de bon sens comprend l’impossibilité physique et matérielle de tels exploits. C’est pourtant l’histoire officielle rapportée par les chroniqueurs chrétiens et musulmans qui s’accordent sur cette version des faits.

Conquête de l’Espagne avec 7000 hommes

                Carthage conquise, les Arabes n’avaient pas un instant à perdre pour être en Espagne en 711. A 3000 kilomètres de leur base, ils allaient pénétrer de 2000 kilomètres dans l’Europe du Sud.

               Pour y arriver, il fallait franchir le bras de mer qui sépare l’Europe de l’Afrique. Cependant, les Arabes ne disposaient d’aucune flotte.

                Selon le rédacteur d’Akhbar majmoua, un certain Olban, chef du littoral nord-marocain, prêta quatre barques aux Arabes. Attribuons à ces embarcations une capacité de transport maximale de cinquante hommes en plus de l’équipage. Pour passer l’armée de Tarik (7000 hommes), il fallait trente-cinq voyages, soit soixante-dix jours. Un débarquement aussi lent n’aurait pu se réaliser sans que les premiers arrivés n’eussent été massacrés avant que les suivants ne les eussent rejoints.

                Ayant franchi le détroit de Gibraltar, les Arabes ne mirent que trois ans à conquérir l’Espagne. Rappelons qu’il fallut à l’Empire Romain trois siècles pour dominer ce pays.

                Selon l’histoire officielle, Tarik n’envoya que 700 cavaliers pour conquérir Cordoue. Cet escadron réussit un exploit certainement unique dans les annales de la guerre. A lui seul, il prit la ville la plus importante de la péninsule ibérique, protégée par d’imposants remparts construits à la fin de l’Empire Romain. Déjà, en un tour-de-main, les Arabes avaient pris Alexandrie, avec ses 600 000 habitants et ses fortifications ! Pour venir à bout de tels remparts, il fallait des machines de siège puissantes et complexes. Pour les concevoir, les construire, les déplacer et les mettre en position, il fallait des ingénieurs et des techniciens en grand nombre, ainsi que beaucoup d’argent. Ces exigences impliquaient une organisation sociale et financière qui leur était étrangère.

                Sans coup férir, à plus de 4000 kilomètres de leur base,  avec quelques centaines ou quelques milliers d’hommes, le Arabes s’emparèrent de centaines de villes, dont certaines comptaient plus de 500 000 habitants !

Problème stratégique

                L’historien Ignacio Olagüe note : « Lorsqu’un conquérant entreprend une avancée que ses bases habituelles ne peuvent soutenir, il lui faut en constituer de nouvelles. Au VIIème siècle, cela demandait beaucoup de temps. Les Arabes n’ont cessé de négliger ce principe élémentaire de stratégie, capital à leur époque. A peine dominaient-ils un nouveau pays qu’ils repartaient en envahir un autre. Parvenus en Tunisie, ils se mettent en route pour le Maroc. Dès qu’ils eurent aperçu les vagues de l’océan, ils s’embarquèrent pour l’Europe. Trois ans plus tard, ils se faufilaient à travers les Pyrénées et envahissaient l’Aquitaine ».

                Les Arabes ne savaient rien de leurs objectifs car ils ne possédaient pas encore de cartes. Ils ne savaient même pas ce qu’ils venaient faire dans la péninsule ibérique ; dans le livre Akhbar majmoua, nous lisons : « Quand [Moussa] débarqua à Algéciras, on lui indiqua le chemin qu’avait suivi Tarik ; il répliqua qu’il n’avait pas envie de le suivre. Alors, les Chrétiens qui lui tenaient lieu de guides lui dirent : « Nous te conduirons par un chemin meilleur que le sien ; tu y trouveras des villes beaucoup plus importantes que celles qu’il a prises, et dont tu pourras, avec l’aide de Dieu, te rendre maître. » Les Arabes ne savaient où aller ; les Chrétiens durent leur donner des idées. Les envahisseurs étaient à la discrétion des autochtones !

Bataille de Poitiers en 732

                D’après Ignacio Olagüe, Charles Martel n’arrêta pas les Arabes à Poitiers, cette bataille fut toute autre chose. En 732, des Aquitains, Basques et autres Pyrénéens, renforcés de vagabonds d’au-delà des montagnes, firent des razzias en remontant vers la Loire. Martel intervint pour éradiquer ces pilleurs à Poitiers. Cet épisode, dans le grand journal de l’Histoire, mérite à peine de figurer dans la rubrique des faits divers. L’engagement banal de Poitiers se trouvera converti des siècles plus tard en une action extraordinaire, en vertu de laquelle la Chrétienté aurait été sauvée du péril arabe.

La vraie nature des invasions arabes

               Par fierté, après l’inversion patriarcale de l’Islam, les nationalistes arabes ont présenté ces invasions comme des conquêtes militaires. Il apparaît cependant qu’il ne peut s’agir que de conversions religieuses à l’origine même de l’expansion fulgurante du Mahométisme. Aucune armée au monde n’aurait pu obtenir un tel résultat et encore moins une armée de 25 000 bédouins sans marine, dénuée d’ingénierie militaire et de moyens financiers conséquents. Alors de quoi s’agit-il ? L’expansion musulmane des premiers siècles est une explosion de l’Arianisme. C’est une puissante résurgence de l’ordre matriarcal  du monde antique. En cela, les Arabes des premiers temps se trouvent être en phase avec les peuples celto-nordiques christo-odiniques (Vikings, Wisigoths, Francs et toute la population du bassin méditerranéen) qui subirent sous l’Empire Romain les nombreuses destructions des temples affectés aux vierges, à cause du patriarcat issu du Concile de Nicée. Mahomet va donc puiser dans la tradition primordiale du féminin sacré pour propager la « nouvelle foi ».

La Mecque ancien sanctuaire matriarcal

                Dans l’ouvrage « Comment j’ai déchiffré la langue étrusque », Maurice Guignard parle de la Mecque en ces termes : « Cette ville, de fondation guanche ou lydienne, correspond à une seconde ville du nom de Midian = My-tûn qui signifie « ville de la vierge ». Elle fut fondée par des Guanches qui avaient contourné l’Afrique. Dans la géographie de Ptolémée, elle figure sous le nom de Makoraba (lydien Ma-Ko-rà-bû) = « temple de la croix de la femme vierge ».

                Le terme Kaaba vient de Ko-bû qui signifie « temple de la vierge ». Un auteur byzantin du Moyen-Age rapporte que Kaaba signifiait « jeune fille » et que le jour sacré des Musulmans, le vendredi, était autrefois consacré à Vénus.

                L’histoire nous apprend que Mahomet appartenait à la tribu des Koreischites, chargée de la garde de la Kaaba. Ce nom tribal dérive du guanche Koar-iss-skeith = navire de la glace et de la vierge. Rappelons ici qu’un matriarcat hyperboréen essaima à travers le monde via des tribus des mers. Venant du nord, les racines évoquant la glace sont demeurées, élément étymologique qui peut étonner dans un pays où il ne neige jamais.

                Mahomet a donc puisé dans les antiques archives lydiennes de sa tribu pour établir l’Islam. Ce vocable est d’ailleurs très évocateur en langue des oiseaux, en redoublant certaines lettres : Islam = Isis lam (agneau d’Isis lam = agneau en scandinave).

                Le nom de la femme du Prophète est aussi très significatif : Khadidja, est étymologiquement en lydien Ko-deigja = prêtresse vachère de la vierge. « Zeid », le judéo-chrétien, ami de Mahomet, n’est autre qu’un adepte de l’ancien culte lydien car « Seith » ou « Sith » désigne la religion.

Le Coran et les Vikings

                Certaines découvertes récentes en Suède, dont nous avons parlées, relatent l’existence de calligraphies arabes tissées dans des vêtements appartenant à des Vikings. Le fait est avéré, même s’il subsiste quelques polémiques quant à la traduction de ces calligraphies kufi stylisées de manière runiforme. Pour un Viking, Coran signifie Ko-rûnar soit « les secrets de la vierge » ou « les runes secrètes de la vierge ». Il n’y a rien de plus sacré pour les nordiques d’alors. Il semble donc logique que la calligraphie kufi fut considérée comme un signe auspicieux que l’on souhaitait porter pour attirer sur soi la protection des déesses.

Navigation et cartographie enseignées aux Arabes

                Comme nous l’avons, vu les premiers Mahométans ne disposaient ni de carte, ni de marine, ni d’ingénierie au VIIème siècle. Cependant, au fil du temps, ils constituèrent une marine, pratiquèrent l’alchimie, les mathématiques, la médecine, la spagirie et bien d’autres arts qu’ils ne connaissaient pas à l’origine… Qui leur enseigna ces sciences ? Les guildes du Nord considéraient les Musulmans comme des frères spirituels. Ils leur enseignèrent tous ces arts et au-delà. Ils leur livrèrent des secrets concernant l’existence du continent américain. Ils furent à tel point considérés par les Vikings et leurs descendants, qu’ils leur attribuèrent un port au sud du Mexique nommé « Râbitahölon » (port des Arabes), retrouvé sur une carte runique du 11ème siècle de Saemond Sigfusson, concepteur de l’art gothique de la Cathédrale de Chartres.

                Par ailleurs, nous ne savons pas de quelle époque date le terme « musulman » : « mus » peut se prononcer mousse qui signifie « jeune marin ». Ulman fut précisément un navigateur Viking qui explora l’Amérique du Sud. D’un point de vue Viking « musulman » peut se traduire par : « jeune marin d’Ulman ». Serait-ce encore une coïncidence ? « Uléma » de plus, fut le nom donné aux docteurs de la loi dans l’Islam…

F. Morin, R Skotarek & H. Franco

Sources : « Comment j’ai déchiffré la langue étrusque » de Maurice Guignard, 1962.

« Les Arabes n’ont jamais envahi l’Espagne » de Ignacio Olagüe, Flammarion, 1969.

Morphéus n°92 mars avril 2019