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Dans la peau d’un Viking

Pour un Viking l’ordre naturel de l’avènement de l’homme sur la planète se fit sur les bases d’un matriarcat primordial. Les charges sacerdotales, médicales, scientifiques, sociétales, etc. incombaient aux femmes. Les révélations et enseignements célestes étaient reçus et portés par les femmes. De ce fait, l’éveil ou l’illumination était essentiellement féminin depuis des dizaines de milliers d’années. Tous les êtres célestes étaient féminins. A de rares occasions, un homme était porté par un cercle féminin pour atteindre l’éveil.

                Dans la tradition hyperboréenne, druidique et odinique, cet être masculin accédant à l’illumination était nommé « Krist Blanc ». Le premier « Krist Blanc » connu de mémoire d’homme fut Odin, il y a 20 à 25000 ans. Il fut choisi par la déesse Frigg pour devenir son compagnon céleste. Le dernier « Krist Blanc » connu fut celui de l’an zéro de notre ère. Il fut reconnu ainsi que sa mère la Vierge, par les Viking et les peuples celto-nordiques en général.

                Lors des croisades odiniques sur la terre sacrée protohistorique, à savoir la France, pour tout Viking débarquant, le patriarcat est une hérésie, une sorcellerie visant à inverser l’ordre naturel des choses. Le patriarcat se coupe de toute révélation céleste, rompt avec l’ordre matriarcal primordial dont il ne peut qu’imiter les sciences révélées et la sagesse. Coupé de la Divinité, ses inspirations ne peuvent venir que du bas astral, voire des enfers. Dans l’esprit viking, le patriarcat relève d’un sacrilège et ne peut engendrer que le chaos terrestre. Ainsi dans la guerre sainte odinique, les officiants chrétiens célibataires non issus de cercles druidiques seront perçus comme des sorciers, des diables et passés par le fil de l’épée.

La conversion au christianisme des Viking et autres peuples matriarcaux d’Europe se fera en mettant secrètement en exergue le culte matriarcal de la Vierge. Le Christ, reconnu comme un « Krist Blanc » par les druides et les odinistes, permettra l’habile fusion « christo-odinique ». Tout l’ancestral savoir hyperboréen connu et pratiqué par les ordres secrets druido-odiniques seront alors déployés avec force et vigueur au Moyen Age pour construire les cathédrales. Les ressources en or nécessaires pour financer ces édifices viendront des mines d’or du Groenland dirigées par des nonnes scandinaves christo-odiniques. Ainsi seront érigées ces « Notre Dame » à la gloire de la Vierge Céleste et du dernier Krist Blanc…

Frédéric Morin

Morphéus n°80 mars-avril 2017