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La résistance afghane et irakienne donnent une version bien différente de ce que nous avons coutume d’entendre concernant Ben Laden.

Après le 11 septembre 2001, la campagne de diabolisation de Ben Laden orchestrée par Bush lui a été fatale en causant sa fuite vers les grottes des montagnes d’Afghanistan. Il souffrait d’insuffisance rénale, coupé de toute assistance sanitaire, faute de dialyse, il est mort le 15 décembre 2001. Il a été enterré à Tora sans inscription tombale conformément aux rites islamiques. Avant de mourir, Ben Laden aurait nié catégoriquement toute responsabilité dans les attentats du 11 septembre. S’il ne l’avait pas fait, il aurait été tué par ses proches car considéré comme un semeur de troubles. D’autre part, il faut se rappeler qu’une très large part des victimes du WTC était musulmane.

BenFaux.jpgCe qu’il y a de plus étonnant c’est que pour la résistance afghane et irakienne, Al Qaïda est une invention occidentale et personne dans cette guerre ne se réclame de Ben Laden. Les camps d’entraînement avaient pour but de libérer l’Afghanistan et de constituer une armée du peuple pour protéger à l’avenir la Terre d’Islam. Il ne s’agissait pas de brandir des menaces contre l’Occident, l’arme nucléaire étant par ailleurs considérée comme diabolique pour les musulmans. Quelles sont les messages de cette résistance aujourd’hui : “Elle clame haut et fort l’arrêt de divulgation de cassettes ou vidéos présentant de faux Ben Laden et de fausses revendications, le terrorisme nucléaire n’est pas du ressort de la résistance islamique”. Elle souhaite libérer la péninsule arabique du joug américain. La résistance irakienne est de fait considérée par les Nations Unies comme étant en légitime défense.

Comment les américains en sont-ils venus à déclencher une résistance islamique massive en Irak ?

Il se trouve que Saddam Hussein s’est converti à l’Islam. Planifiant la résistance en vue d’une nouvelle invasion des troupes US après la première guerre du Golfe, il savait qu’il ne pourrait pas gagner une guerre conventionnelle face au rouleau compresseur américain. Une bonne partie des troupes fut ménagée en vue de l’organisation d’une guérilla contre l’occupant. Les américains laissèrent partir 400 000 irakiens en arme chez eux. Selon un général de l’armée irakienne, Saddam Hussein transmit le haut commandement unifié de la guérilla à une armée islamique et une grande partie de l’armée rejoignit cette entité en jurant sur le Coran de libérer l’Irak. Après avoir laissé les commandes, Hussein prit un avion et quitta l’Irak vers l’Occident. C’est pour faire bonne figure qu’un de ses sosies fut fait prisonnier. Au moment même où Georges W. Bush déclarait la fin des hostilités, la guerre commença et les GI continuent à en payer le prix aujourd’hui, aussi bien en Irak qu’en Afghanistan. La résistance affirme que sur la seule ville de Fallouja, entre novembre et décembre 2004, 6500 américains furent tués ainsi que 400 britanniques. Les désertions se multiplient dans les rangs US. Il est clair que l’État Major américain minimise les pertes en annonçant 1300 tués. En moyenne, la coalition subit 80 attaques meurtrières par jour. Ce ne peut être l’œuvre d’un Al Qaïda fantomatique dirigé par feu Ben Laden ou Zarqaoui décédé lui aussi au Kurdistan.

Il devient clair que les menaces Ben Laden sont montées de toute pièce pour justifier ces conflits et maintenir Bush en selle lors des élections présidentielles. Tout est bon dans la guerre médiatique, des vrais faux attentats, aux vraies fausses cellules terroristes qui menacent la France pour le foulard islamique. Nos “journalistes” en savent quelque chose…

Pour faire les états arabes unis sous tutelle américano-israélienne, il semble que certains soient prêts à tout. Certains affirment que Ben Laden aurait des ogives nucléaires. A titre posthume pourquoi pas, mais ce serait une bien étrange sépulture. L’administration Bush est décidément passée maître dans l’art des menaces fantômes qu’elle est contrainte de mettre elle même à exécution. Une représentante noire américaine évoquait dans une vidéo sur le 11 septembre, l’idée que la Maison Blanche est peut-être aujourd’hui aux mains d’un syndicat du crime…

Frédéric Morin,
Morphéus n° 8, mars 2005