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En ce 14 septembre 2016, jour de fête de l’exaltation de la Sainte-Croix, la 11ème chambre correctionnelle du TGI de Paris – celle qui juge ces jours-ci un certain Cahuzac – vient de produire un magnifique gag judiciaire. Si l’on en croit le jugement rendu à 14 heures 30 le 14 septembre, chaque citoyen a désormais le droit par cette jurisprudence qui fera date, de disposer de 3 actes de naissance ou de décès, de 3 actes de mariage ou de 3 cartes d’identité ou bien de 3 vrais-faux passeports. Vive la France, terre d’asile de tous les possibles !

En 2001, Mme Éliane Kabile, modeste antillaise de banlieue parisienne, se présente aux portes de l’hôpital de Gonesse, où un médecin criminel l’a envoyée pour se soigner de douleurs aux jambes. Elle en ressortira peu après, les pieds devant. Le petit souci est que quinze ans plus tard, après plusieurs autopsies et de multiples rapports d’experts, nul ne sait où est son cadavre. Oh, l’on a bien retrouvé quelques morceaux de plusieurs corps non identifiés, mélangés dans un cercueil dont nul ne sait la provenance, dans une infâme bouillie de cadavres. Le tout couronné par trois actes de décès.

Les photos sordides des morceaux de cadavres retrouvés dans son cercueil, les vrais-faux actes de décès ainsi que les dossiers judiciaires pour comprendre le sens de ces pièces sont publiés sur politiquedevie.com.

S’il existe en France un juriste capable d’expliquer ces faits, merci à lui de se faire connaître. En attendant, nous avons l’immense plaisir de décerner le trophée du Clown d’Or au citoyen président de la 11ème correctionnelle pour cette affaire et à la citoyenne vice-procureur et bien entendu au célèbre et distingué juriste Jean Maïa, Conseiller d’État bien connu, Agent Judiciaire de l’État et Directeur des Affaires Juridiques du Ministère de l’Économie et des Finances.

Il y a plus de deux siècles, nos élites politiques sont passées des Sangs Bleus – comme l’on qualifiait autrefois les aristocrates – aux Sans-Culottes de la révolution. Aujourd’hui, nous en sommes aux hauts fonctionnaires castrés qui jouent les clowns. Je n’ose les qualifier plus précisément, chacun pourra le faire à sa manière dans la continuité de mes propos précédents. Ils me font bien trop pitié.

Depuis quinze ans, les enfants de la famille Kabile se battent avec les pathologies administratives et judiciaires pour savoir où sont passés les organes volés à leur mère et combien et à qui ont rapporté les mélanges de cadavres.

Depuis quinze ans, la famille Kabile est déboutée et condamnée par un certain nombre de Clowns de l’Institution Judiciaire ou du Gouvernement qui protègent allégrement, par effet de castration radicale et de soumission, des auteurs de crimes de sang membres de la fonction publique, qui fabriquent des faux en écritures publiques pour cacher des enterrements nauséabonds de cadavres mutilés au sein même de l’hôpital public.

Combien de nos jeunes morts ont-ils été v