Dans les précédents numéros, nous avons abordé les notions de tholos et de naos en présentant le temple d’Athéna à Delphes. Le tholos est le lieu de naissance des enfants divins selon une tradition matriarcale qui remonte à l’Hyperborée. Dans des temps plus anciens les tholos étaient des cromlech. Dans la tradition des Amazones, des grottes sacrées étaient aménagées pour accoucher. Faire naître un enfant incarnant une âme émanée du paradis céleste de Thulé a toujours été au cœur de notre tradition sacerdotale féminine multi-millénaire. L’affinage spirituel d’un homme destiné à procréer était l’œuvre d’une triade féminine, de sœurs spirituelles élevées ensemble. Cette organisation sacerdotale protohistorique visait à engendrer des êtres et des lignées en capacité de guider l’ensemble de l’humanité vers l’éveil. Ainsi, toute la civilisation matriarcale s’organisait autour des tholos, lieux sacrés de savoirs, d’éveil, cercles de vierges et surtout lieu de naissance d’enfants divins.

                La Gaule a toujours été considérée comme une terre sacrée car c’est de là qu’essaima la tradition hyperboréenne jusqu’en Asie, bien avant l’émergence de la civilisation greco-romaine. Depuis la nuit des temps, tout groupement humain se faisait autour de lieux sacrés de type cromlech et cryptes, dans lesquelles accouchaient les prêtresses. Cette tradition cachée encore aujourd’hui, a perduré jusqu’au 12éme siècle. L’art roman fut érigé sur tous les lieux sacrés gaulois, à savoir ces maternités sacrées ancestrales. L’art gothique fut érigé à l’emplacement de cryptes protohistoriques où la tradition perdurait. Du reste, toutes les constructions gothiques furent nommées  « Notre-Dame », en hommage à la tradition matriarcale protohistorique.

                Le Judéo-Christianisme a tenté d’éradiquer et effacer toutes traces du matriarcat des origines. Il imposa l’histoire d’un enfant divin unique en la personne de Jésus. Il y eut pourtant nombre d’enfants divins avant le Christ et après le Christ et ce, jusqu’au 12ème siècle. Par ailleurs, le culte de Jésus, Marie, Joseph porte en lui des indices ramenant à la tradition primordiale :

                Î-ESUS : ESUS n’est autre que notre dieu gaulois protohistorique. Jésus serait donc l’incarnation de l’émanation divine gauloise d’ESUS. Du reste, la Galilée et d’autres régions du Moyen-Orient, jusqu’en Arabie Saoudite, étaient des colonies gauloises avant l’Empire Romain. Les triades féminines sacerdotales essaimèrent dans toutes ces régions et instaurèrent des tholos, cromlech ou cryptes sacrées pour l’enfantement.

                MARIE : nom de la Sainte Vierge, est souvent utilisé pour des triades de femmes (les trois Marie). Relevons que Jésus était entouré de Marie Madeleine, Marie Jacobée et Marie Salomé, une triade de Marie. On retrouve ici la trame de la triade protohistorique. Notons au passage que toutes les femmes nommées Marie étaient issues du même cercle de vierges, il s’agissait de l’Artémisium d’Ephèse, dont la Sainte Vierge était la grande prêtresse d’Artémis.

                JOSEPH : ce terme est plus un code que le nom véritable d’un homme. Si nous lisons ce terme de droite à gauche cela nous donne EPHESOJ ou Ephesoï, à savoir Ephèse ville de l’Artémisium d’où était issue Marie.

Les lignées sacerdotales de Jésus (Î-ESUS) la lettre ‘J’ n’existait pas en l’an zéro

                L’histoire de Jésus s’inscrit entièrement dans la tradition hyperboréenne originelle. Cela a pour conséquence l’instauration d’au moins trois lignées sacerdotales du Christ. Il est écrit qu’il eut une fille nommée Sarah avec Marie Madeleine. Cependant, selon la tradition, Marie Salomé et Marie Jacobée durent aussi avoir une descendance. Cela laisse présager qu’il existe encore aujourd’hui des descendants dont seuls des ordres féminins secrets perpétuent la mémoire.

Le culte de l’étoile polaire

                La Grande Ourse forme dans sa circonvolution autour de l’étoile polaire une croix gammée. Ce symbole présent dans le culte d’Apollon est représenté dans de nombreuses religions eurasiatiques. Dans la tradition, l’étoile polaire est le siège de Thulé, nom du paradis céleste. C’est la cité céleste des êtres divins. Pour que l’émanation de tels êtres puisse s’incarner sur Terre pour aider l’humanité, il faut concevoir des enfants selon la tradition sacerdotale féminine. Les tholos, forme de maternités sacrées, visaient à accueillir des âmes pures issues de la Thulé céleste.

© F. Morin & R. Skotarek