A l’instar des déclassifications de l’affaire Epstein, la Russie procèdent à des déclassifications d’archives du KGB depuis presque 20 ans. Les Russes cependant ne procèdent pas comme les Américains en diffusant 3 millions de documents caviardés sur le site du Département de la Justice. Ils passent par des éditeurs à Moscou et à Saint Pétersbourg, publient à quelques milliers d’exemplaires et laissent ensuite des versions numériques de ces ouvrages sur différents sites internet russophones. Les auteurs sont soit des agents des services, soit des militaires de haut rang ou encore des scientifiques de renom de la Fédération de Russie.
Au printemps 2009, une Commission présidentielle spéciale, dirigée par le chef de l’administration du Kremlin, Sergueï Narychkine a été créée pour « autoriser » certaines déclassifications.

OPERATION DEEP FREEZE I 1955-56 ci-dessus
Récupération d’un engin volant non conventionnel type Vril 7 ou 8 de technologie allemande protégée par l’armée US (archives du KGB).
Morphéus s’efforce, non sans grandes difficultés, de suivre ces révélations russes pour publier en langue française des informations totalement inconnues des citoyens occidentaux. Nous avons aussi commencé à publier quelques photos inédites des archives secrètes du KGB existant ça et là dans des ouvrages russes. Ces livres peu connus, même en Russie, n’étaient pas destinés à être traduits en langues occidentales. C’est donc sans aucun accord avec ces éditions que nous utilisons ces matériaux et les traduisons en partie. Etant donné les tensions actuelles avec la Russie, il nous est impossible d’envisager une coopération franco-russe de publication. Quand l’orage géopolitique sera passé, nous régulariserons, si nécessaire, cette situation inédite.

En attendant, nous continuerons à publier des éléments de ces déclassifications voulues par la Commission présidentielle dirigée par Sergueï Naryachkine. Nous pensons que ces révélations visent exclusivement le monde russe, mais cela a piqué la curiosité de Morphéus. Nous publierons donc certaines de ces informations pour le monde francophone. A charge à tous nos lecteurs de juger si ces éléments sont de la simple propagande, ou s’ils constituent de puissants projecteurs éclairant les vastes zones d’ombres de notre propre histoire…
Frédéric Morin



