A partir de 2016, l’armée française a commencé à dresser des aigles royaux pour détecter des drones en zone urbaine et les détruire. Cette information fut diffusée sur France Bleu le 17 novembre 2016. Selon le général de division aérienne Jean-Christophe Zimmermann, les rapaces devaient être opérationnels en 2018. Cette mesure vise à contrôler les zones interdites de survol pour les drones civils de loisir.

                « Au pied de la tribune présidentielle, le 14 juillet, il sera plus approprié de mettre des aigles plutôt que d’utiliser des fusils contre un drone ». Ce dispositif est plus adapté car en cas de neutralisation par balles, les débris du drone peuvent retomber à terre. Les rapaces seront équipés d’un traceur GPS et d’une caméra pour repérer et filmer le pilote contrevenant. « L’aigle maîtrise parfaitement sa trajectoire, il va chercher le drone sans difficulté et il est robuste », souligne le général Zimmermann.         Pour favoriser leur adaptation, « les œufs ont éclos sur des drones et les rapaces furent nourris sur des drones ». Ces nouvelles recrues pourraient être déployées en 2017-2018 en France…

                A notre connaissance, ces rapaces de l’armée n’ont pas été vus en zone urbaine. Par contre, lors de l’acte 32 des gilets jaunes, des goélands ont attaqué une dizaine de drones de la BRI. Ces incidents ont contraint les appareils à quitter l’espace aérien et à atterrir d’urgence. Cette anecdote fut relatée par le Parisien du 29 juin 2019. De peur d’être moquée,  la direction des services techniques et logistiques (DOSTL), l’unité chargée de l’utilisation de ces engins volants, nie tout en bloc. Cependant, depuis plusieurs mois, des conseils de vigilance ont été transmis aux opérateurs chargés de guider à vue ces engins volants. Certains cherchent une parade à ce problème. Vont-ils équiper les drones de mini flash ball, de lanceurs de gaz lacrymogène et mini canons à eau pour oiseaux ?

                Des oiseaux ont été élevés avec des drones, on leur a appris à les identifier, à les neutraliser et à ne pas en avoir peur. Un tel apprentissage est véhiculé dans l’esprit groupe des oiseaux. Or, ce n’est pas la première fois qu’un savoir se transmet sans communication à toute une espèce à travers le monde. Si c’est le cas ici, la police doit s’attendre à voir de plus en plus de gilets jaunes à plumes contre ses drones…

sources : Parisien & France Bleu

publié dans Morphéus n°95 sept-oct 2019